La fête de l'Epiphanie

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La fête de l'Epiphanie

Message  Erez le Sam 11 Jan 2014 - 16:15

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Le 6 janvier, on a fêté dans la chrétienté l'Épiphanie, c'est à dire la présentation de Jésus aux Rois Mages. On l'appelle aussi le jour des Rois. L'Épiphanie vient du grec Ἐπιφάνια ; le terme a été traduit en latin par apparitio,-onis (apparition).
Mais connaissons-nous l’origine de cette fête ?
L'Épiphanie a lieu 12 jours après Noël. Ces 12 jours représentent aussi le décalage entre le calendrier lunaire et le calendrier solaire. Une année fait 12 mois lunaires (à l'origine le mois représentait la période entre deux nouvelles lunes, soit 29,5 jours). Cela fait un total de 354 jours. Il faut ajouter presque 12 jours (comme les 12 mois de l'année) pour atteindre l'année solaire.
Dans l'Antiquité, le dieu épiphanique par excellence est Dionysos, qui règne sur la partie hivernale du calendrier alors que son frère Apollon (dieu deshyperboréens, c'est-à-dire « de l'extrême Nord »), est « caché » au Pôle Nord. Or Dionysos, le dieu souffrant par excellence, le dieu qui naît, meurt (littéralement qui subit une Passion), puis renaît pour apporter l'immortalité à ses fidèles reçoit, selon certains textes, l'hommage des rois de la terre, lesquels lui apportent or (souveraineté), encens (pouvoir sacré), et myrrhe (immortalité, car on embaume avec cette substance) Le culte de Dionysos était célébré notamment à Téos et Andros le 6 janvier, jour consacré à la bénédiction des rivières
Les trois mages fêtés par la chrétienté :Gaspard,  Melchior et Balthazar sont présents dans toutes les crèches le 6 janvier avec l’or, l’encens et la myrrhe.
Ce même jour dans le monde on tire les Rois avec la fameuse galette. Mais faisons un retour sur les origines d’une des plus grandes fêtes de la chrétienté et des gourmands. L’EPIPHANIE ;
Les mages selon les évangiles canoniques
Les mages apparaissent dans un seul et unique évangile canonique : celui de Mathieu.
L’évangéliste rapporte que des mages seraient venus d’Orient pour voir Jésus dont la naissance leur aurait été annoncée par l’apparition d’une étoile. Les mages se rendent alors a Jérusalem, pensant que le roi Hérode pourrait leur indiquer où est le nouveau « roi des Juifs » qui vient de naître. Comprenant que ce «  roi des Juifs » était le Christ des prophéties, Hérode redirige les mages vers Bethléem avec la secrète mission de le tenir informé de ce qu’ils trouveraient, dans le but inavoué de faire périr ce nourrisson qui menace sa dynastie. Au terme de leur voyage, ils ne se sont pas trouvés devant un nouveau-né dans une mangeoire, mais devant un petit garçon qui habitait dans une maison. Qui plus est, leur visite a mis en danger la vie de Jésus. Les mages finissent par trouver Marie et son enfant lorsqu’ils sont finalement arrivés à Bethléhem, Jésus était un “ petit enfant ” — ce n’était plus un nourrisson — et il ne se trouvait plus dans une étable, mais dans une maison. Pour rappel.
La plupart des Bibles en français désignent les visiteurs par le terme “ mages ” ; d’autres parlent d’“ astrologues ”. Voici d’ailleurs ce qu’on peut lire dans un commentaire figurant dans La Sainte Bible de Fillion : “ Au début, les mages furent des prêtres astrologues, chez les Chaldéens, les Perses et les Mèdes [...] ; puis le nom se généralisa pour désigner les savants, spécialement ceux qui s’occupaient de sciences occultes, d’astronomie, etc. Et tel est ici le sens. ”
Ayant trouvé Marie et le petit enfant lui offrent l’encens, l’or et la myrrhe, puis averti par un songe nous disent les Ecritures, des mauvaises intentions d’Hérode, ils auraient rejoint l’Orient par un autre chemin.
Mathieu 2 :1-12
Vous noterez au passage que Mathieu reste très vague sur ces mages. Il ne dit rien de leur nombre ni de leur statut de roi, et encore moins leurs noms.
MAIS ALORS D’OÙ NOUS VIENNENT CES INFORMATIONS POURTANT CONNUES DE TOUS ?
Mage est le nom donné chez les Perses à une caste sacerdotale s’occupant d’astrologie et de divination. Ce n’est qu’au début du IIIème siècle de notre ère que l’auteur et apologiste Tertullien, parle des mages comme « fere reges » c'est-à-dire « presque rois », et, il faut attendre le théologien Origène, considéré comme un père de l’église, pour que le nombre des mages soit fixé à trois (probablement en se basant sur le nombre des présents faits à Jésus).
Ambroise,  Cyprien ou encore Théophilade reprirent eux aussi la titulature royale. Il semblerait que ce soit également une façon de faire coïncider cet épisode évangélique avec les Psaumes. Tertullien compare le récit de l'Évangile de Matthieu avec le psaume 72 qui implore un roi bon pour son peuple :Ô Dieu, donne au roi ton jugement, au fils de roi ta justice, qu'il rende à ton peuple sentence juste et jugement à tes petits.(...)Les rois de Tarsis et des îles rendront tribut. Les rois de Saba et de Seba feront offrande ; tous les rois se prosterneront devant lui, tous les païens le serviront. Ps.72 :1,10
Dans ses homélies sur le Genèse, Origène établit un lien entre les trois mages et les trois personnages qui dans les Ecritures Hébraïques auraient rendu visite à Isaac : Abimélek Ahouzzath  et Phikol qui incarneraient respectivement la philosophie rationnelle, la philosophie naturelle et la philosophie morale.
ET LEURS NOMS ?
Les noms des mages ne sont précisés que trois siècles plus tard vers le VI siècle. Le premier document connu à les évoquer est l’Excerpta Latina Barbari (Extraits latins d’un barbare), une copie mérovingienne d’un manuscrit grec du Vème ou VIème siècle. Dans cet ouvrage, les trois mages sont prénommés Bithisarea, Melchior et Gathaspa. Vers la même époque, un apocryphe, l’Evangile arménien de l’Enfance, évoque Balthazar roi des Arabes, Melkon roi des Perses et Gathaspar roi des Hindus. Les noms sont repris au VIIIème siècle par le pseudo-Bède qui comme Origène, fait le lien entre eux et la logique, la physique et l’éthique.
Leurs noms traditionnels, Gaspard, Balthasar, Melchior n’apparaissent finalement que très tardivement, au XIIIème siècle dans la Légende dorée de l’archevêché, dominicain Jacques de Voragine. C’est véritablement cette Légende dorée qui enracine durablement dans les consciences l’imaginaire et l’iconographie des trois rois mages :
« Le premier des mages s’appelait Melchior, c’était un vieillard à cheveux blancs, à la longue barbe. Il offrit l’or au Seigneur comme a son roi, l’or signifiant la Royauté du Christ.
Le second nommé Gaspard jeune, sans barbe, rouge de couleur, offrit à Jésus, de l’encens l’hommage à sa divinité.
Le troisième, au visage noir, pourtant toute sa barbe, s’appelait Balthazar, la myrrhe qui était entre ses mains rappelait que Jésus devait mourir. »
Cette dénomination traditionnelle fut parfois remise en cause, notamment au XVIIIème siècle par la mystique allemande Anna Katharina Emmerick, qui d’après ses visions les nomma Théokéno, Mensor et Sair
Que devinrent les mages après leur passage a Bethléem ?
Les évangiles canoniques ne disent absolument rien sur ce qui devinrent les mages. Or, selon le patriarche de Constantinople, Jean Chrysostome (344-407), les mages auraient été baptisés par l’apôtre Thomas (Sic)
Les chrétiens du Ier siècle suivaient ce conseil divinement inspiré : “ Fuyez l’idolâtrie. ” (1Co 10:14)


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