13 déc. Lecture de la Bible : 2 Chroniques 15-19

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13 déc. Lecture de la Bible : 2 Chroniques 15-19

Message  Abiya le Mer 15 Déc 2010 - 10:09

Chapitre 15 :

2 Chroniques 15 :1 Or, quant à Azaria* le fils d’Oded, l’esprit de Dieu vint sur lui.
* “ Or, quant à Azaria ”. Héb. : waʽAzaryahou, qui signifie “ Jéhovah a secouru ”
it-2 p. 431 Odeb
([Dieu] est venu en aide).
1. Père du prophète Azaria (2Ch 15:1). En 2 Chroniques 15:8, Oded est lui-même appelé prophète : “ Dès qu’Asa entendit ces paroles et la prophétie d’Oded le prophète. ” Certains biblistes sont d’avis de supprimer les mots “ d’Oded le prophète ”, selon eux une erreur de copiste, mais cela n’expliquerait pas pourquoi l’écrivain dit qu’Asa entendit “ ces paroles et la prophétie ”. D’autres suggèrent un ajout qui donnerait : “ Asa entendit ces paroles et la prophétie d’Azaria le fils d’Oded ”, pour s’aligner sur la Septante (Codex Alexandrinus), la Peshitta et la Vulgate (recension de Clément) ; mais cela ne résout toujours pas la difficulté mentionnée précédemment. La troisième solution est d’accepter le texte massorétique tel quel, et d’en conclure qu’Oded lui-même prononça une prophétie qui n’a pas été préservée dans le récit. Asa tint compte des paroles d’Azaria (2Ch 15:2-7) et de celles d’Oded le père d’Azaria.

2 Chroniques 15 :3 Ils ont été nombreux les jours où Israël a été sans vrai Dieu*, sans prêtre qui enseigne et sans Loi.
* Ou : “ Dieu de vérité (fidélité) ”. Héb. : ʼÈlohé ʼèmèth.
w81 1/3 p. 29 « Tel père, tel fils »
JÉHOVAH LE RÉCOMPENSE
La foi d’Asa en Jéhovah fut largement récompensée quand Zérah, l’Éthiopien, vint contre le royaume de Juda avec un million d’hommes. Le roi appela alors vers le Très-Haut et dit: “Ô Jéhovah, quand il s’agit de secourir, peu t’importe qu’il y en ait beaucoup ou qu’il y ait ceux qui sont sans force. Secours-nous, ô Jéhovah, notre Dieu, car sur toi nous nous appuyons, et c’est en ton nom que nous sommes venus contre cette multitude. Ô Jéhovah, tu es notre Dieu.” — II Chron. 14:9-11.
Dieu écouta ce roi différent de son père et aida ses sujets à infliger une défaite humiliante aux Éthiopiens. — II Chron. 14:12, 13.
Après cet événement, le prophète Azariah rencontra Asa et l’encouragea, lui ainsi que ses sujets, à rester fidèles à Jéhovah. Il leur dit: “Jéhovah est avec vous tant que vous êtes avec lui; et si vous le recherchez, il se laissera trouver par vous, mais si vous le quittez, il vous quittera.” Faisant peut-être allusion à l’époque troublée d’avant la monarchie, époque où les Israélites étaient infidèles, Azariah ajouta: “Et ils furent nombreux, les jours où Israël fut sans vrai Dieu; (...) il y avait de nombreux désordres parmi tous les habitants des pays. Et l’on se pulvérisait, nation contre nation, et ville contre ville, car Dieu les maintenait dans le désordre par toute sorte de détresses.” Mais point n’était besoin d’en arriver là. Si le peuple et le roi n’imitaient pas leurs ancêtres infidèles, alors, déclara le prophète, “il y a une récompense pour votre action”. — II Chron. 15:1-7
Asa et ses sujets réagirent bien aux paroles d’Azariah et continuèrent à purifier la nation de l’idolâtrie. Ils remirent en état l’autel du temple de Jéhovah, que l’on avait dû profaner. Au cours d’une assemblée qu’il tint dans la quinzième année du règne d’Asa, le peuple s’engagea par alliance à servir Jéhovah et convint que tout individu qui s’y opposerait volontairement serait mis à mort. Dans la foule, il y avait de nombreux Israélites qui venaient des dix tribus du royaume du nord. Ils avaient déserté et rejoint Asa quand ils avaient vu que “Jéhovah, son Dieu, était avec lui”. — II Chron. 15:8-15.
Asa n’hésita même pas à s’en prendre à Maacah, sa grand-mère idolâtre, que l’on considérait un peu comme la ‘première dame’ du royaume. “Parce qu’elle avait fait une idole horrible pour le poteau sacré”, c’est-à-dire pour la déesse Astarté, Asa ne lui permit pas de conserver sa position. — I Rois 15:13; II Chron. 15:16.
LA TENDANCE À DÉVIER
Quiconque a décidé de ne pas ressembler, sous tel ou tel rapport, à des parents impies, se rendra compte qu’il lui faut faire des efforts suivis pour cultiver une personnalité chrétienne. Un tel homme peut parvenir à se montrer différent pendant un certain temps, mais dévier ensuite et retomber, avec les années ou sous l’influence de pressions particulières, dans la même impiété que ses parents. On remarque ce danger dans le cas d’Asa.

2 Chroniques 15 :7 Et vous, soyez courageux et que vos mains ne retombent pas, car il existe une récompense pour votre action. ”
it-2 p. 185 Main
Les ‘ mains retombent ’ lorsqu’on se décourage (2Ch 15:7 ; voir aussi Is 35:3 ; Hé 12:12, 13)
2 Chroniques 15 :17 Mais les hauts lieux ne disparurent pas d’Israël. Seulement le cœur d’Asa fut complet durant tous ses jours.
it-1 p. 194 Asa
Selon le récit de 2 Chroniques 14:2-5, Asa “ enleva donc les autels étrangers et les hauts lieux, il brisa les colonnes sacrées et abattit les poteaux sacrés ”. Mais 1 Rois 15:14 et 2 Chroniques 15:17 apportent la précision suivante : “ Les hauts lieux, il ne les enleva pas. ” Il se peut par conséquent que les hauts lieux mentionnés dans le premier récit, celui des Chroniques, se réfèrent à ceux du culte païen que Juda avait adopté et qui contaminait le pays, tandis que le livre des Rois fait référence à des hauts lieux où le peuple adorait Jéhovah. Même après l’installation du tabernacle et, plus tard, après la construction du temple, des sacrifices étaient occasionnellement offerts à Jéhovah sur des hauts lieux, sacrifices que Dieu agréa dans des circonstances spéciales, comme dans le cas de Samuel, de David et d’Éliya (1S 9:11-19 ; 1Ch 21:26-30 ; 1R 18:30-39). Néanmoins, le lieu habituel approuvé pour les sacrifices était celui que Jéhovah avait autorisé (Nb 33:52 ; Dt 12:2-14 ; Jos 22:29). Il se peut que des formes du culte inconvenant pratiqué sur les hauts lieux aient subsisté en dépit de l’élimination des hauts lieux païens, peut-être parce que le roi ne mit pas la même application à les éliminer qu’il l’avait fait pour les sites païens. Ou encore, il est possible qu’Asa ait éliminé bel et bien tous les hauts lieux, mais que ceux-ci aient resurgi avec le temps et qu’ils n’aient pas été supprimés à la fin de son règne, de sorte que ce fut son successeur, Yehoshaphat, qui les réduisit en poussière.
it-1 p. 1082 Hauts lieux, hauteurs
Asa, qui monta sur le trône après Abiyam, servit Jéhovah avec fidélité et déploya des efforts énergiques pour débarrasser le royaume de tous les accessoires du faux culte (1R 15:11-13). “ Il enleva [...] de toutes les villes de Juda les hauts lieux et les autels à encens. ” (2Ch 14:2-5). Cependant, 1 Rois 15:14 et 2 Chroniques 15:17 semblent indiquer que les hauts lieux ne furent pas enlevés. Il se peut qu’en supprimant les hauts lieux du culte des faux dieux Asa ait laissé ceux où le peuple adorait Jéhovah. Il est également possible que les hauts lieux aient réapparu vers la fin de son règne et que, par conséquent, ils aient existé à l’époque de Yehoshaphat, son successeur, qui les détruisit. Néanmoins, même pendant le règne de Yehoshaphat, les hauts lieux ne disparurent pas complètement (1R 22:42, 43 ; 2Ch 17:5, 6 ; 20:31-33). Le culte sur les hauts lieux était à ce point implanté en Juda que les réformes tant d’Asa que de Yehoshaphat ne réussirent pas à les éliminer tous définitivement.

2 Chroniques 15 :19 Quant à la guerre, il n’y en eut pas jusqu’à la trente-cinquième année du règne d’Asa
it-1 p. 195 Asa
De même, l’apparente contradiction entre la déclaration de 2 Chroniques 15:19, “ quant à la guerre, il n’y en eut pas jusqu’à la trente-cinquième [en réalité la quinzième] année du règne d’Asa ”, et le passage de 1 Rois 15:16, où il est dit qu’“ il y eut la guerre entre Asa et Baasha le roi d’Israël durant tous leurs jours ”, peut s’expliquer par le fait qu’une fois les hostilités engagées par les deux rois, il n’y eut pas de trêve, comme l’avait prédit Hanani. — 2Ch 16:9.

Chapitre 16 :

2 Chroniques 16 :1 Dans la trente-sixième année du règne d’Asa, Baasha le roi d’Israël monta contre Juda et se mit à bâtir Rama, de façon à ne permettre à personne de sortir ou d’entrer vers Asa le roi de Juda.
it-1 p. 195 Asa
La déclaration renfermée en 2 Chroniques 16:1 selon laquelle Baasha monta contre Juda “ dans la trente-sixième année du règne d’Asa ” a suscité des questions, du fait que le règne de Baasha, qui débuta dans la troisième année d’Asa et ne dura que 24 ans, avait pris fin environ 10 ans avant la 36e année du règne d’Asa (1R 15:33). Selon certains, il s’agit là d’une erreur de scribe et il faut lire la 16e ou la 26e année du règne d’Asa ; mais il n’est nullement nécessaire d’invoquer une telle erreur pour harmoniser les récits. Les commentateurs juifs citent le Seder Olam, selon lequel la 36e année était comptée à partir de la naissance du royaume de Juda (997 av. n. è.) et correspondait à la 16e année d’Asa (Rehabam ayant régné 17 ans, Abiya 3 ans et Asa étant dans sa 16e année) (Soncino Books of the Bible, Londres, 1952, note sur 2Ch 16:1). Telle est également l’opinion de l’archevêque Ussher.

2 Chroniques 16 :3 “ Il y a une alliance entre moi et toi, entre mon père et ton père. Voici que je t’ai envoyé de l’argent et de l’or. Va, romps ton alliance avec Baasha le roi d’Israël, pour qu’il se retire de chez moi. ”
it-1 p. 195 Asa
Conspiration et guerre contre Baasha. Le roi Baasha d’Israël fortifia Rama, ville frontière située sur la route principale menant à Jérusalem, non loin de celle-ci, vers le N., afin d’interdire le passage à quiconque aurait l’intention de retourner en Juda. Asa considéra-t-il la situation d’un point de vue purement humain ou fut-il mal conseillé ? Toujours est-il qu’il ne rechercha pas appui uniquement auprès de Jéhovah, mais recourut à la diplomatie et à la conspiration pour conjurer cette menace. Il prit les trésors du temple et ceux de la maison royale, et les envoya en guise de pot-de-vin au roi Ben-Hadad Ier de Syrie dans le but de l’amener à détourner l’attention de Baasha en attaquant Israël par le N. Ben-Hadad Ier accepta et fit une incursion dans les villes israélites du N. ; Baasha interrompit alors son travail de construction et retira ses forces de Rama. Après quoi Asa réquisitionna tous les hommes disponibles du royaume de Juda et s’empara de tous les matériaux de construction de Baasha, matériaux dont il se servit pour bâtir les villes de Guéba et de Mitspa. — 1R 15:16-22 ; 2Ch 16:1-6.

2 Chroniques 16 :4 Ben-Hadad écouta alors le roi Asa et il envoya les chefs des forces militaires qui étaient à lui contre les villes d’Israël, de sorte qu’ils frappèrent Iyôn, Dân, Abel-Maïm et tous les entrepôts des villes de Naphtali.
it-1 p. 16 Abel-Beth-Maaka, Abel de Beth-Maaka
Ce sont sans aucun doute les terres d’alentour, fertiles et bien arrosées, qui lui valurent un autre nom mérité, Abel-Maïm (qui signifie “ Cours d’Eau des Eaux ”). Sa situation faisait d’elle un entrepôt idéal. — 2Ch 16:4.

2 Chroniques 16 :9 Car, en ce qui concerne Jéhovah, ses yeux rôdent par toute la terre, afin de montrer sa force en faveur de ceux dont le cœur est complet à son égard. Tu as agi sottement dans cette circonstance, car dès maintenant il existera contre toi des guerres. ”
w02 15/10 p. 14 Jéhovah se soucie de vous
Jéhovah cherche à nous aider
4 Le Diable rôde sur la terre, à la recherche de quelqu’un à accuser et à dévorer (Job 1:7, 9 ; 1 Pierre 5:8). À l’opposé, Jéhovah cherche à aider ceux qui ont besoin de sa force. Le prophète Hanani a dit au roi Asa : “ En ce qui concerne Jéhovah, ses yeux rôdent par toute la terre, afin de montrer sa force en faveur de ceux dont le cœur est complet à son égard. ” (2 Chroniques 16:9). Quelle différence entre Satan, qui épie les humains avec haine, et Jéhovah, qui se soucie d’eux avec amour !
cl p. 42 § 16 « Jéhovah est grand par la force »
16 Aujourd’hui, l’époque n’est pas aux miracles, mais Jéhovah n’a pas changé (1 Corinthiens 13:8). Autant qu’aux jours d’Éliya, il ne demande qu’à employer sa puissance en faveur de ceux qui l’aiment. Bien qu’il habite un domaine spirituel élevé, il n’est pas loin de nous. Sa puissance illimitée abolit la distance, de sorte qu’il “ est près de tous ceux qui l’invoquent ”. (Psaume 145:18.) Un jour qu’il invoquait l’aide de Jéhovah, le prophète Daniel n’a pas eu le temps de finir sa prière qu’un ange était déjà devant lui (Daniel 9:20-23). Rien ne peut empêcher Jéhovah de secourir et de fortifier ceux qu’il aime. — Psaume 118:6.
w81 15/12 p. 24-5 § 6-8 « Jéhovah des armés » intervient
Parce que Jéhovah possède la faculté de distinguer les bons et les mauvais, Ésaïe put dire à Israël: “Si Jéhovah des armées ne nous avait laissé une postérité, nous serions devenus comme Sodome, et nous aurions été rendus pareils à Gomorrhe.” — Rom. 9:29; És. 1:9.
7 Quand, aux jours d’Ésaïe, Jéhovah regarda le royaume de Juda et Jérusalem, sa capitale, qu’a-t-il vu qui s’avéra mauvais à ses yeux? Tout ceci: “La vérité fait défaut, et quiconque se détourne du mal se fait spolier. Et Jéhovah vit, et cela fut mauvais à ses yeux qu’il n’y eût pas d’équité. Et lorsqu’il vit qu’il n’y avait pas un homme, il se montra stupéfait parce que personne n’intervenait.” (És 59:15, 16a). Hélas! il n’y avait “pas un homme” qui fût à la hauteur de la situation, personne pour intervenir et mettre un terme au mensonge, à la partialité et à l’injustice, pas même sur la “place publique”, là où l’on venait présenter son procès dans l’espoir de voir les choses redressées (És. 59:14). Aujourd’hui encore, le mépris de la loi divine et sa transgression croissante ont de quoi stupéfier, surtout quand on sait que la chrétienté existe depuis plus de 1 650 ans. Mais les Témoins de Jéhovah n’ont pas pour mission de redresser les choses. Même s’ils le voulaient, ils seraient incapables d’intervenir. À quoi faut-il donc s’attendre?
8 “Jéhovah des armées” a un combat à livrer, un combat pour le droit. Pour sa part, il ne compte pas sur la Cour internationale de justice, tribunal humain dont il n’est d’ailleurs pas le fondateur. Lors de la “guerre du grand jour de Dieu le Tout-Puissant” à Har-Maguédon, ce ne sera pas la première fois qu’il livrera bataille à ses ennemis terrestres. Au XIIe siècle avant Jésus Christ, on l’adorait déjà sous le nom de “Jéhovah des armées”. (I Sam. 1:3, 11.)
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Re: 13 déc. Lecture de la Bible : 2 Chroniques 15-19

Message  Abiya le Mer 15 Déc 2010 - 10:21

2 Chroniques 16 :10 Mais Asa fut offensé par le voyant et le mit dans la maison des ceps, car il était en fureur contre lui pour cela. Et Asa se mit à écraser certaines autres [gens] du peuple à cette même époque.
w77 1/10 p. 607 Que voulait dire l’homme sage ?
Que voulait dire l’homme sage ?
Veillez à ne pas devenir corrompu
Personne, pas même un homme sage, n’est à l’abri de la corruption. Le roi Salomon écrivit : “Car l’oppression peut faire qu’un sage se comporte en fou, et un don peut détruire le cœur.” — Eccl. 7:7.
Quand elle subit une oppression prolongée, même une personne sage peut agir de manière inconsidérée. Elle peut perdre sa maîtrise de soi et donner libre cours à son dépit en s’en prenant aux autres, ou encore essayer d’obtenir un soulagement par des moyens illégaux.
Le texte fait peut-être aussi allusion à l’oppression causée par le sage lui-même. Quelle que soit sa sagesse, quelqu’un qui se laisse dominer par un état d’esprit oppressif agit d’une manière contraire au respect humain. Il ne tient aucun compte des sentiments des gens et refuse de considérer leur état. Tout ce qu’il voit, c’est lui et sa position. Il s’imagine qu’il est un grand bienfaiteur et que, par conséquent, il a le droit d’écraser quiconque ose critiquer sa politique. — Voir II Chroniques 16:10.
Des présents peuvent également corrompre autant que l’oppression, ‘détruisant le cœur’ ou les bons mobiles. Ceux qui acceptent des pots-de-vin traiteront certainement sans pitié les pauvres et les nécessiteux, qui souffrent toujours de la discrimination et de la partialité.
Comment endurer l’injustice et l’oppression ?
Que peut-on faire face à l’injustice ? Les paroles suivantes de Salomon sont très utiles à ce sujet : “Mieux vaut la fin d’une chose, par la suite, que son commencement. Mieux vaut celui qui est patient que celui qui est hautain d’esprit. Ne te presse pas en ton esprit de t’irriter, car l’irritation, c’est ce qui repose dans le sein des stupides.” — Eccl. 7:8, 9.
C’est faire preuve de sagesse que d’être patient, confiant que les choses tourneront finalement pour le bien des serviteurs de Dieu. En effet, il peut y avoir un contraste très net entre les sombres débuts d’une chose et sa fin. Cela se vérifia dans le cas des Israélites réduits à l’esclavage en Égypte. Quand Moïse demanda pour la première fois à Pharaon de relâcher les Israélites, ce dernier répondit en les opprimant davantage encore (Ex. 5:1-9). Mais, finalement, Jéhovah Dieu se fit un grand nom en libérant son peuple asservi. — Ex. 12:31, 32.
Il est fort improbable qu’une personne patiente décide brusquement de prendre les choses
w76 15/3 p. 163 « Laisse la colère »
Prenons l’exemple d’une personne qui est reprise parce qu’elle s’est rendue coupable d’une négligence ou d’une faute. Si elle se laisse dominer par l’orgueil, elle peut se fâcher. C’est ainsi qu’a réagi le roi judéen Asa. Quand le prophète Hanani le reprit à cause de son manque de foi, Asa s’irrita. Il mit Hanani “dans la maison des ceps” et commença à écraser d’autres gens de son peuple (II Chron. 16:7-10). Au lieu de céder à la colère, Asa aurait dû se montrer raisonnable et penser qu’Hanani ne parlait pas en son nom propre, mais en tant que messager de Jéhovah. C’était donc pour Asa le moment de reconnaître sa faute et d’exprimer son repentir sincère. L’humilité aurait pu aider Asa à réprimer sa colère. Si nous voulons suivre le conseil biblique qui nous invite à ‘laisser la colère’, nous devons, nous aussi, cultiver l’humilité.

2 Chroniques 16 :11 Et, voyez, les affaires d’Asa, les premières et les dernières, voici que ces choses sont écrites dans le Livre des Rois de Juda et d’Israël.
w09 15/3 p. 32 Questions des lecteurs
D’autre part, il est parfois fait allusion à des livres qui, même s’ils portent des noms ressemblant à des noms de livres bibliques, n’appartiennent pas à la Bible. On peut illustrer ce phénomène avec les quatre livres anciens qui suivent : “ le livre des affaires des temps des rois de Juda ”, “ le Livre des Rois de Juda et d’Israël ”, “ le Livre des Rois d’Israël ” et “ le Livre des Rois d’Israël et de Juda ”. Ces noms nous rappellent étrangement les noms des livres bibliques que nous connaissons sous les appellations de 1 Rois et de 2 Rois ; pourtant, les quatre livres dont il est question plus haut n’étaient pas inspirés, et ils ne sont pas intégrés dans le canon des Écritures (1 Rois 14:29 ; 2 Chron. 16:11 ; 20:34 ; 27:7). Probablement s’agissait-il simplement d’annales qui étaient encore consultables lorsque le prophète Jérémie et Ezra ont rédigé les récits qui figurent aujourd’hui dans la Bible.

2 Chroniques 16 :12 Dans la trente-neuvième année de son règne, Asa fit une maladie des pieds, jusqu’à ce qu’il fût très malade ; et même dans sa maladie, il ne rechercha pas Jéhovah, mais les guérisseurs.
it-1 p. 195 Asa
Maladie et mort. Les trois dernières années de la vie d’Asa furent douloureuses, car il souffrit des pieds (peut-être de la goutte). Manquant de sagesse, il rechercha la guérison physique plutôt que spirituelle

2 Chroniques 16 :14 On l’enterra alors dans sa tombe grandiose*, celle qu’il s’était creusée dans la Cité de David ; on le coucha sur le lit qu’on avait rempli d’huile de baumier et de diverses sortes d’onguents mélangés en un onguent de fabrication spéciale. En outre, on fit pour lui une combustion funèbre* extraordinairement grande.
* “ dans sa tombe grandiose ”. Lit. : “ dans ses tombes ”. Héb. : veqivrothaw, pl. pour exprimer l’excellence ; LXX : “ tombe ” ; Vg : “ sépulcre ”.
* Il ne s’agit pas de l’incinération d’Asa, mais d’une combustion d’aromates.
w05 1/12 p. 20 Points intéressants de 2 Chroniques
16:13, 14 — Asa a-t-il été incinéré ? Non. La “ combustion funèbre extraordinairement grande ” désigne, non pas l’incinération d’Asa, mais la combustion d’aromates. — Note.
it-1 p. 736 Embaumement
Cela ne veut pas dire que le roi fut incinéré, mais qu’on fit brûler des aromates (2Ch 16:13, 14). D’autre part, si cet usage d’onguents peut être vu comme une forme d’embaumement, il ne ressemblait pas à celui que pratiquaient les Égyptiens.
it-1 p. 775 Enterrement, tombes
On avait l’habitude de mêler à ces bandes des aromates tels que de la myrrhe et de l’aloès (Jn 19:39, 40), ou bien on déposait le corps dans de l’huile et des onguents, comme cela se fit pour le corps du roi Asa (2Ch 16:14). La grande “ combustion funèbre ” mentionnée dans ce dernier cas fut apparemment une combustion de ce genre d’aromates, qui répandit une odeur agréable.
it-2 p. 446 Onguents et parfums
Certains onguents parfumés de fabrication spéciale, utilisés pour préparer les morts avant l’enterrement, servaient certainement avant tout de désinfectant et de déodorant (2Ch 16:14 ; Lc 23:56). Jésus pensait à cette coutume quand, chez Simon le lépreux, il expliqua que son onction d’huile parfumée très coûteuse, dont l’odeur avait rempli toute la maison, avait été faite figurément ‘ afin de le préparer pour son enterrement ’. (Mt 26:6-12 ; Jn 12:3.)
w76 1/10 p. 608 Questions des lecteurs
Questions des lecteurs
● Le texte de II Chroniques 16:14 signifie-t-il qu’à sa mort le roi Asa a été incinéré ?
Non, la “combustion funèbre” dont il est question dans ce texte était une combustion d’aromates.
Quand le roi Asa est mort, il a été inhumé avec de grands honneurs. Nous lisons : “On l’ensevelit donc dans sa grandiose sépulture qu’il s’était excavée dans la ville de David ; et on le coucha sur le lit qu’on avait rempli d’huile de baumier et de différentes sortes d’onguents mélangés en un onguent de fabrication spéciale. En outre, on fit pour lui une combustion funèbre extraordinairement grande.”
Certains lecteurs ont pensé qu’il était question de la “combustion” de son corps. Toutefois, normalement, les Hébreux n’incinéraient pas leurs morts. Ils les ensevelissaient dans des cavernes, dans des tombeaux ou dans des tombes creusées dans la terre. Les faits indiquent clairement que les Hébreux n’ont incinéré leurs morts lors de funérailles honorables que dans des cas particuliers, comme celui de Saül et de ses fils. — I Sam. 31:8-13.
Cependant, lors des funérailles, ils se servaient d’aromates et d’onguents (Jean 19:40). C’est ainsi qu’après avoir mentionné l’utilisation de ces substances au parfum agréable lors de l’ensevelissement d’Asa, le récit dit qu’“on fit pour lui une combustion funèbre extrêmement grande”. Notez bien qu’il est dit “pour” lui. Il n’est pas question de la combustion de son corps. Le texte indique que ce sont les aromates qui furent brûlés, afin de répandre un parfum agréable.
La Bible ne parle de “combustions” que pour l’ensevelissement des rois. Ainsi, quand il annonça que le roi Sédécias mourrait en paix, Jérémie déclara : “À l’instar des combustions faites pour tes pères, les rois précédents, (...) ainsi on fera une combustion pour toi.” (Jér. 34:5). En revanche, après que Dieu eut frappé mortellement Joram, roi infidèle de Juda, on ne fit pas de grandes funérailles à ce roi. Nous lisons : “Son peuple ne fit pas pour lui de combustion”, et il ne fut pas enseveli “dans les sépultures des rois”. (II Chron. 21:18-20.) Lors de son ensevelissement, on ne brûla pas d’aromates.

Chapitre 17 :

2 Chroniques 17 :6 Son cœur s’enhardit dans les voies de Jéhovah et il enleva même de Juda les hauts lieux et les poteaux sacrés.
w09 15/6 p. 12 Soyons ‘ zélés pour les belles œuvres ’ !
Il se peut qu’Asa ait enlevé les hauts lieux destinés au culte des faux dieux et non ceux qui servaient au culte de Jéhovah. À moins que des hauts lieux n’aient été rebâtis vers la fin de son règne et que son fils, Yehoshaphat, les ait fait disparaître à son tour. — 1 Rois 15:14 ; 2 Chron. 15:17.

2 Chroniques 17 :17 De chez Benjamin il y avait l’homme fort et vaillant Éliada, et avec lui il y avait deux cent mille hommes armés de l’arc et du bouclier.
it-1 p. 185 Armes, armure
Le “ bouclier ” ou “ petit bouclier ” (héb. : maghén) était porté habituellement par les archers et accompagnait généralement les armes légères, comme l’arc. C’est ce type de bouclier que portaient les archers benjaminites de l’armée du roi judéen Asa (2Ch 14:8). Il est probable que le petit bouclier, ordinairement rond et d’un usage plus courant que le grand bouclier, servait surtout dans les corps à corps. Il semble qu’une grande différence de taille existait entre le tsinnah et le maghén hébreux, car, lorsque Salomon fit des boucliers en or, il fallut quatre fois plus d’or pour recouvrir le grand bouclier que le petit (1R 10:16, 17 ; 2Ch 9:15, 16). Apparemment, on se servait du mot maghén comme du mot tsinnah dans des expressions qui désignaient les armes de guerre en général. — 2Ch 14:8 ; 17:17 ; 32:5.

Chapitre 18 :

2 Chroniques 18 :25 Alors le roi d’Israël dit : “ Prenez Mikaïa et faites-le s’en retourner vers Amôn le chef de la ville et vers Yoash le fils du roi.
it-2 p. 1213 Yoash
6. Un de ceux qui reçurent la garde du fidèle prophète Mikaïa mis en prison par Ahab. Il est appelé “ le fils du roi ”. (1R 22:26, 27 ; 2Ch 18:25, 26.) Cette expression peut désigner un descendant du roi Ahab ; elle pourrait également convenir à un fonctionnaire d’ascendance royale, ou encore à une personne ayant un lien étroit avec la maisonnée royale.

Chapitre 19 :

2 Chroniques 19 :3 Toutefois, il s’est trouvé de bonnes choses chez toi, car tu as balayé du pays les poteaux sacrés et tu as préparé ton cœur à rechercher le [vrai] Dieu. ”
w05 1/12 p. 20 Points intéressants de 2 Chroniques
19:1-3. Jéhovah recherche ce qu’il y a de bon en nous, même lorsque nous lui donnons des raisons d’être irrité contre nous.
w03 1/7 p. 17 § 13 « Dieu est amour »
13 À propos de Jéhovah, la Bible révèle autre chose qui nous assure de son amour : il cherche et apprécie en nous ce qu’il y a de bon. Témoin l’exemple du bon roi Yehoshaphat. Ce roi ayant commis un acte inconsidéré, le prophète de Jéhovah lui déclara : “ C’est pour cela qu’il y a contre toi de l’indignation venant de la personne de Jéhovah. ” Voilà qui était sérieux. Mais le message de Jéhovah ne s’arrêtait pas là. “ Toutefois, ajoutait-il, il s’est trouvé de bonnes choses chez toi. ” (2 Chroniques 19:1-3). Sa juste colère n’empêchait donc pas Jéhovah de voir les “ bonnes choses ” en Yehoshaphat. N’est-il pas rassurant de savoir que Dieu, au-delà de notre imperfection, recherche ce qu’il y a de bon en nous ?
cl p. 245 § 12 Rien ne peut « nous séparer de l’amour de Dieu »
Sa juste colère n’empêchait donc pas Jéhovah de voir ce qu’il y avait de bon en Yehoshaphat. Quel contraste avec les humains imparfaits ! Quand les autres nous irritent, n’avons-nous pas tendance à ne plus voir ce qui est bon en eux ? Lorsque nous péchons, la déception, la honte et le sentiment de culpabilité ne nous masquent-ils pas ce qu’il y a de bon en nous ? Rappelons-nous alors que si nous nous repentons de nos péchés et luttons avec énergie pour ne pas les répéter, Jéhovah nous pardonne.
w80 1/9 p. 13-4 Regardez droit devant vous
DÉVELOPPEZ UN POINT DE VUE POSITIF
Les encouragements aident beaucoup à persévérer (Actes 27:33-36). Mais s’il faut avoir une attitude positive pour encourager les autres, une attitude négative a des effets radicalement opposés et elle décourage. Connaissez-vous des gens qui sont particulièrement négatifs et qui critiquent à peu près tout? Sont-ils heureux? Bien sûr, toute critique n’est pas nécessairement mauvaise, car certaines remarques sont fondées. Mais ne pensez-vous pas que des critiques négatives épuisent leur auteur et peuvent le rendre insatisfait? Puisque c’est en fait une question de point de vue, le remède consiste à développer une attitude positive.
Jéhovah cherche toujours ce qu’il y a de bon chez ses créatures, même quand elles font le mal. Ainsi, bien que la mauvaise conduite du roi Josaphat eût suscité l’indignation de Jéhovah, celui-ci dit au souverain: “Toutefois, il s’est trouvé chez toi de bonnes choses.” (II Chron. 19:3). Pourquoi donc ne pas imiter Jéhovah et chercher ce qu’il y a de bon chez nos semblables? Par exemple, si l’envie vous prend de critiquer un ancien de la congrégation chrétienne, ne serait-il pas profitable d’examiner ses bons côtés: son amour pour Jéhovah et pour la congrégation, le dur travail qu’il fournit pour préparer les réunions et son empressement à servir les autres? Cela vous aidera à chasser de votre esprit les pensées négatives. Chaque fois que vous vous trouvez dans des circonstances apparemment dépourvues de tout aspect positif, pourquoi ne pas penser aux bienfaits que vous vous procurerez en réagissant bien à la situation? Nous avons un magnifique exemple en la personne de Jésus, qui a “appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes” aux mains de ses ennemis. — Héb. 5:8.
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Re: 13 déc. Lecture de la Bible : 2 Chroniques 15-19

Message  Abiya le Mer 15 Déc 2010 - 10:26

2 Chroniques 19 :4 Et Yehoshaphat resta à Jérusalem ; puis il recommença à sortir parmi le peuple depuis Béer-Shéba jusqu’à la région montagneuse d’Éphraïm, pour les ramener à Jéhovah le Dieu de leurs ancêtres.
it-1 p. 287 Béer-Shéba voir cartes
Béer-Shéba en vint à représenter le point le plus au S. lorsqu’on indiquait la longueur de la Terre promise, comme l’atteste l’expression proverbiale “ depuis Dân jusqu’à Béer-Shéba ” (Jg 20:1), ou dans le sens inverse “ depuis Béer-Shéba jusqu’à Dân ”. (1Ch 21:2 ; 2Ch 30:5.) Après la division de la nation en deux royaumes, Béer-Shéba continua de servir à indiquer l’extrémité méridionale du royaume de Juda dans les expressions “ depuis Guéba jusqu’à Béer-Shéba ” (2R 23:8) et “ depuis Béer-Shéba jusqu’à la région montagneuse d’Éphraïm ” (où commençait Israël, le royaume du Nord) (2Ch 19:4). Dans la période postexilienne, l’expression fut employée sous une forme encore plus restreinte pour désigner la région qu’occupaient les rapatriés de Juda, qui s’étendait depuis Béer-Shéba “ jusqu’à la vallée de Hinnom ”. — Ne 11:27, 30.
En réalité, la Terre promise comprenait d’autres villes au S. de Béer-Shéba, de même qu’il y avait des villes israélites au N. de Dân. Toutefois, Dân et Béer-Shéba étaient situées à des frontières naturelles du pays. Béer-Shéba, quant à elle, était au-dessous des montagnes de Juda, à la lisière du désert. En outre, c’était une des principales villes de Juda (avec Jérusalem et Hébrôn), et cela non seulement parce qu’elle était très bien pourvue en eau par rapport aux environs, ce qui favorisait la culture et l’élevage du gros et du petit bétail, mais aussi parce qu’elle se trouvait à l’intersection de routes importantes. Depuis l’Égypte, une route antique suivait le “ Chemin des Puits ” jusqu’à Béer-Shéba en passant par Qadesh-Barnéa ; elle était rejointe par une autre route qu’empruntaient les caravanes de chameaux venant des “ Royaumes des Épices ” de la péninsule Arabique pour se rendre en Philistie ou en Juda. D’Étsiôn-Guéber, sur la pointe du golfe d’Aqaba, partait une autre route qui suivait la Araba puis obliquait vers l’O., passait par la montée d’Aqrabbim et aboutissait à Béer-Shéba. À Gaza, dans la plaine philistine, une voie qui partait de la grande route menait au S.-E. à Béer-Shéba. Enfin, Béer-Shéba était reliée au reste de Juda par une route qui prenait la direction nord-est, montait le plateau et traversait les montagnes de Juda jusqu’à Jérusalem et à des endroits plus au N. — Gn 22:19.

2 Chroniques 19 :6 Il disait aux juges : “ Voyez ce que vous faites, car ce n’est pas pour l’homme que vous jugez, mais c’est pour Jéhovah ; et il est avec vous dans l’affaire du jugement.
w77 1/6 p. 327 La justice pour tous-Quand ? Comment ?
La restitution et la compensation étaient déjà incluses dans la Loi que Dieu avait donnée à Israël. Si, par exemple, un homme avait volé un taureau, il devait compenser au double, ou même plus dans certains cas. Sinon, il devait se louer comme travailleur à gages jusqu’à ce qu’il ait payé tout son dû à la victime (Ex. 22:1-9). Des compensations étaient aussi prévues en cas de calomnie, de blessures ou de déprédations (Ex. 21:35, 36 ; Deut. 22:13-19). On constate que ces lois justes protégeaient la victime, lui permettaient d’être indemnisée, donnaient une sérieuse leçon au malfaiteur et ne faisaient pas supporter à la collectivité le fardeau d’un système pénitentiaire.
w72 15/11 p. 688 Coopérons pleinements avec les hommes établis par Dieu
Obéissons à ceux qui nous dirigent
7 Quelle doit donc être l’attitude de tous les serviteurs de Dieu envers la direction, la surveillance et la discipline dont ils sont l’objet par le moyen de la congrégation chrétienne ? Considérons non seulement quelle devrait être notre attitude, mais aussi quels bienfaits nous retirerons si nous adoptons, dès maintenant et dans le futur, le point de vue exact sur la direction et la discipline. — Héb. 12:5-11.
8 En premier lieu, nous nous souviendrons que nous sommes des humains et qu’en tant que tels nous commettons tous des erreurs (Ps. 51:7). Toutefois, les chrétiens voués, et plus particulièrement les surveillants et les serviteurs ministériels, apprennent à se montrer bienveillants et pleins d’amour, à offrir leur aide et à prendre des décisions. Ces qualités que sont la bienveillance, la miséricorde et la justice les identifient à des chrétiens mûrs (Jean 13:35 ; Michée 6:8). Notre cœur ne devrait-il pas nous pousser à accorder notre confiance à de tels hommes ? En fait, l’apôtre Paul nous exhorte à leur être soumis ; dans Hébreux 13:17, il écrit : “Soyez obéissants envers ceux qui vous dirigent et soyez soumis, car ils veillent sans cesse sur vos âmes, comme devant en rendre compte ; afin qu’ils le fassent avec joie et non en soupirant, ce qui vous serait dommageable.” En réfléchissant sur ce texte, nous remarquons que ces surveillants sont responsables de notre âme, c’est-à-dire de notre vie. Quand quelqu’un comprend qu’il doit rendre compte à une personne qui lui est supérieure, en général il réfléchit avant de parler ou d’agir. Il ne désire certainement pas agir de façon insouciante.
9 Dès les temps anciens, Jéhovah exhorta les hommes ayant la responsabilité de juger et de diriger à réfléchir avant d’agir. Ce principe est clairement énoncé dans II Chroniques 19:6, 7 (AC) en ces termes : “Et il dit aux juges : ‘Prenez garde à ce que vous ferez, car ce n’est pas pour les hommes que vous rendrez des jugements, c’est pour Jéhovah, qui sera avec vous quand vous les rendrez. Que la crainte de Jéhovah soit donc sur vous ; veillez sur vos actes, car il n’y a chez Jéhovah, notre Dieu, ni iniquité, ni acception des personnes, ni acceptation des présents.’” Avant d’agir, c’est-à-dire de décider ou de rendre un jugement, il faut se montrer prudent et examiner tous les faits.
10 Il n’est pas facile d’être un aîné, un berger, un surveillant ou un juge. Pour prendre de sages décisions en faveur du peuple de Dieu, le discernement, la connaissance et l’intelligence sont indispensables (Prov. 2:3-5). Sous de nombreux rapports et en raison de la nature humaine, tout le monde ne les accepte pas facilement. Peut-être êtes-vous du nombre de ceux qui résistent aux conseils, du moins dans une certaine mesure. Fréquentant les témoins de Jéhovah ou étudiant avec eux seulement depuis peu, il est possible que vous appréhendiez un peu la discipline et les changements qu’il vous est demandé d’effectuer dans votre vie par rapport aux principes humains auxquels vous étiez habitué jusque-là. Ne craignez pas la surveillance empreinte d’amour exercée par l’organisation de Jéhovah. Non seulement elle nous prépare pour la vie dans le nouvel ordre de choses, mais elle nous aide dès maintenant à vivre ensemble malgré notre imperfection (Ps. 141:5).

2 Chroniques 19 :7 Et maintenant, que l’effroi de Jéhovah vienne sur vous. Faites attention et agissez, car il n’y a chez Jéhovah notre Dieu ni injustice, ni partialité, ni acceptation de pot-de-vin. ”
w86 1/10 p. 30-31 Questions des lecteurs
Questions des lecteurs
▪ Quelle distinction un chrétien peut-il faire entre un pot-de-vin (condamné par la Bible) et un “pourboire” ou un “cadeau” en échange d’un service rendu?
Il nous faut comprendre que les pratiques diffèrent selon le lieu où nous vivons. Une manière d’agir acceptée dans un pays sera considérée ailleurs comme offensante ou déplacée. Par exemple, il peut être de coutume dans un pays que l’on s’incline devant un représentant de l’État, alors que dans un autre cela sera tenu pour de l’idolâtrie. De la même manière, il se peut que la pratique du pourboire acceptée dans un pays soit choquante ou illégale dans un autre. Tout en gardant ces différences présentes à l’esprit, tous les chrétiens se doivent de suivre le conseil de Dieu contre les pots-de-vin.
Qu’est-ce qu’un pot-de-vin, et que dit la Bible à ce sujet? Voici en substance la définition qu’en donne le Robert: “Sommes ou cadeaux offerts clandestinement pour obtenir illégalement un avantage (...). Pot-de-vin destiné à corrompre un fonctionnaire, et constituant un gain illicite.” (Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française). Ainsi, c’est offrir un pot-de-vin que de donner de l’argent (ou faire un cadeau) à un juge pour influencer sa décision et porter atteinte à la justice. Offrir de l’argent pour tourner la loi revient également à proposer un pot-de-vin; comme dans le cas où l’on demanderait à un inspecteur chargé de vérifier la conformité d’un immeuble aux normes de sécurité, ou le bon état d’une automobile, de ne pas tenir compte d’une infraction à la loi.
Dieu condamne les pots-de-vin lorsqu’il dit aux juges d’Israël: “Tu ne devras pas faire dévier le jugement. Tu ne devras pas être partial, ni accepter de présent [ou pot-de-vin], car le présent aveugle les yeux des sages et déforme les paroles des justes.” (Deutéronome 16:19; voir Proverbes 17:23; Ésaïe 1:23; 5:23; I Samuel 8:3-5). C’est Jéhovah lui-même qui fixe la règle de conduite, car chez lui ‘il n’y a ni injustice, ni partialité, ni acceptation de présent’. (II Chroniques 19:7; Deutéronome 10:17.) Les chrétiens qui désirent gagner l’approbation de Dieu refusent de recourir aux pots-de-vin. — Voir Actes 24:26.
Tandis que dans le monde entier les hommes dénoncent la pratique du pot-de-vin et édictent des lois à son encontre, de nombreuses personnes rencontrent les difficultés qu’exprime la question posée plus haut. Ils savent que, dans leur pays, il faut offrir un “cadeau” ou un “pourboire” si l’on veut qu’un fonctionnaire fasse son travail ou qu’il soit équitable. Par exemple, on pouvait lire dans le Wall Street Journal au sujet d’un pays où sévit l’inflation: “Pour arrondir leurs fins de mois, les fonctionnaires recourent à une corruption mineure. ‘Vous devez les payer pour obtenir n’importe quel formulaire’, relate le responsable d’un organisme d’État. En même temps, à l’aéroport international, les fonctionnaires du service d’immigration harcèlent les touristes étrangers déconcertés; ceux-ci devront leur verser vingt dollars pour que leur passeport soit visé, sans quoi ils manqueront leur avion.”
Récemment, la revue U.S.News & World Report faisait état des lenteurs de l’administration et des profits que certains en tirent un peu partout dans le monde. Elle disait notamment: “De nos jours, un Indien doit graisser la patte à un fonctionnaire s’il veut inscrire son enfant à l’école, être admis dans un hôpital, et même réserver des places dans un train.” Mais voici d’autres illustrations de ce procédé:
Un artisan a besoin d’une licence pour pouvoir travailler. Dans un certain pays, chacun sait qu’après avoir payé les droits réglementaires à l’administration il doit faire un “cadeau”, sinon le dossier restera au fond de la corbeille. Quoiqu’il ne demande pas à passer avant les autres, celui qui donne le “pourboire” normal verra son dossier examiné en temps voulu.
Dans un autre pays, les gens savent que les agents de la circulation sont mal payés et ils s’attendent à ce que ceux-ci augmentent leur revenu à l’aide de pourboires. Un agent arrête un automobiliste et lui signale qu’il a commis une infraction; l’homme doit donc payer une amende. Quand l’automobiliste proteste de son innocence, l’agent l’avertit que si l’affaire passe au tribunal, il l’accusera d’outrage à agent. Ainsi, beaucoup préfèrent payer l’“amende”, en la considérant comme une sorte d’impôt. D’autres refusent, et sont prêts à en supporter les conséquences.
On s’attend d’une municipalité qu’elle s’occupe du ramassage des ordures ménagères. Pourtant, il est normal que la maîtresse de maison fasse un “cadeau” à l’éboueur. Si elle ne le fait pas, sa poubelle est “oubliée”, et elle est passible d’une amende pour insalubrité.
Ces difficultés montrent que nombre de personnes investies d’une autorité usent de leur fonction en vue de profits injustes (Ecclésiaste 8:9). Les chrétiens soupirent après le nouveau système juste que Dieu va instaurer, mais en attendant ils doivent s’accommoder du système actuel (II Pierre 3:13). Il leur faudra peut-être accepter le fait que dans le pays où ils vivent les fonctionnaires s’attendent à recevoir un cadeau en échange de leur travail. Cependant, même dans les pays où cette pratique est normale, beaucoup de Témoins de Jéhovah qui ont affaire à des inspecteurs ou à des fonctionnaires des douanes se sont refusés à donner des “pourboires” pour obtenir ce à quoi ils ont droit de par la loi. Parce qu’ils sont connus pour leur position dans ce domaine, ils bénéficient de services que la plupart des gens n’obtiennent qu’en payant (Proverbes 10:9). Toutefois, chaque chrétien doit écouter sa conscience éduquée par la Bible, en tenant compte de ce qui se fait dans son pays.
Il faut penser à l’amour du prochain (Matthieu 22:39). Et ce serait manquer d’amour que d’avoir recours à un “cadeau” pour obtenir un traitement de faveur; par exemple, pour se faire inscrire le premier sur une liste d’attente, en passant devant d’autres personnes. Jésus nous a conseillé de traiter autrui comme nous voulons être traités (Matthieu 7:12). Certains chrétiens peuvent considérer que, lorsque vient leur tour, ils peuvent céder à la coutume du pays qui consiste à faire un “cadeau” afin d’obtenir d’un fonctionnaire qu’il fasse son travail. Bien sûr, dans les pays où ces “cadeaux” ne sont pas habituels ou choquent les esprits, le chrétien empreint d’amour agira de manière à ne faire trébucher personne. — I Corinthiens 10:31-33.
En outre, on doit obéir à la loi. Jésus a formulé cette exhortation: “Rendez les choses de César à César, mais les choses de Dieu à Dieu.” (Marc 12:17; voir aussi Matthieu 17:24-27). Un fonctionnaire peut s’attendre à recevoir un “pourboire” de la main d’un chrétien qui n’a rien à se reprocher; mais si ce chrétien a bien enfreint la loi, c’est autre chose. Comment, en ce cas, pourrait-il offrir en toute bonne conscience un pot-de-vin au fonctionnaire pour que celui-ci ne tienne pas compte du délit? L’apôtre Paul a écrit à ce propos que nous devrions craindre les autorités supérieures de l’État, lesquelles ont reçu le pouvoir de “manifester le courroux envers celui qui pratique le mal”. (Romains 13:3, 4.) La conception de Paul était que s’il faisait le mal il accepterait le jugement qui s’imposerait (Actes 25:10, 11). Ainsi, un chrétien qui a enfreint le code de la route pourra avoir à payer une amende imposée par un fonctionnaire de police ou un juge.
Paul a également déclaré que les gouvernements sont ‘ministres pour notre bien’. Malgré la cupidité de quelques fonctionnaires, l’État n’en offre pas moins des services pour le bien du public. Par exemple, certains fonctionnaires vérifient que les automobiles sont en état de rouler, d’autres que les immeubles répondent aux normes de sécurité imposées par les risques d’incendie. En conséquence, un chrétien peut très bien considérer que, tout en demeurant dans les limites de ce qu’autorise la loi, il est en droit de donner un “pourboire” à un fonctionnaire qui s’attend à ce qu’on lui paie en quelque sorte des “honoraires” pour ses services. Il est évident que ceci est tout à fait différent du pot-de-vin versé à un fonctionnaire pour qu’il ferme les yeux sur une infraction faite à la loi.
Quel que soit le pays où ils vivent, avec ses coutumes particulières, les chrétiens devraient faire preuve de sagesse pratique. Les serviteurs de Dieu devraient se rappeler que ceux qui ‘seront les hôtes de sa tente et résideront dans sa montagne sainte’ ne peuvent recourir aux pots-de-vin (Psaume 15:1, 5). Quant à donner un “pourboire” pour des services auxquels on a droit ou pour éviter d’être traité injustement par un fonctionnaire, c’est au chrétien qu’il appartient de décider si sa conscience le lui permet, et d’assumer la responsabilité d’éventuelles conséquences. En tout état de cause, il devrait adopter une conduite qui lui permettra de garder une conscience pure, qui ne salira pas la belle réputation des chrétiens et qui ne fera pas trébucher ceux qui seront témoins de son acte. — II Corinthiens 6:3.
w77 15/8 p. 486-7 Ne méprisez pas l’homme peu fortuné
LE POINT DE VUE DE DIEU
La richesse a-t-elle de l’importance aux yeux de Dieu ? Que pourrions-nous lui offrir qu’il ne possède déjà ? Absolument rien. Puisqu’il “a fait le monde et toutes les choses qui y sont”, toutes les richesses de la terre sont forcément à lui (Ps. 50:7-12 ; Actes 17:24). Chercher à obtenir la faveur de Dieu sans payer le prix de la sincérité et des belles œuvres reviendrait à vouloir l’acheter. Or, “il n’y a chez Jéhovah, notre Dieu, ni injustice, ni partialité, ni acceptation de présent”. (II Chron. 19:7.) Face à la justice de Dieu, la richesse n’est d’aucun avantage.
Quant à la pauvreté, elle n’est pas un obstacle non plus. La situation des pauvres ne les prive pas de la bienveillance divine. Psaume 69:33 nous donne l’assurance que “Jéhovah écoute les pauvres”. Rien ne le fait préférer le riche au pauvre. “Le riche et l’homme peu fortuné se sont rencontrés. L’Auteur d’eux tous est Jéhovah.” (Prov. 22:2). Jéhovah ne rend pas son jugement d’après l’épaisseur du portefeuille des uns et des autres. Il “scrute le cœur (...) pour rendre à chacun selon ses voies”. — Jér. 17:10.

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Re: 13 déc. Lecture de la Bible : 2 Chroniques 15-19

Message  Invité le Jeu 16 Déc 2010 - 15:48

Coucou à Tous & Toutes

Waouh mon Cher frère Abiya, superbes recherches, mais tu aurais du nous laisser une part du gâteau, ici nous n'avons plus que des miettes.
N'oublie pas ce que cette étude fait partie de l'École du ministère théocratique et que nous sommes tous encouragés à suivre l’exemple des Béréens du temps de Paul, qui “ reçurent la parole avec le plus grand empressement, examinant soigneusement les Écritures ”. (Actes 17:11.) Et de part cela donné également notre commentaire.

Agapé

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Re: 13 déc. Lecture de la Bible : 2 Chroniques 15-19

Message  Invité le Jeu 16 Déc 2010 - 19:41

Merci Amaytois d'avoir fait cette mise au point. C'est d'ailleurs ce que j'ai essayé de faire ressortir par mon premier sujet dans cette section.

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Re: 13 déc. Lecture de la Bible : 2 Chroniques 15-19

Message  jean le Dim 19 Déc 2010 - 12:38

VENT a écrit:(...) Toutefois, peut-être pour ne pas revenir sur sa promesse d’accompagner Ahab, Yehoshaphat partit au combat avec ses vêtements royaux. Comme Ahab avait pris la précaution de se déguiser, les Syriens pensèrent à tort que Yehoshaphat était le roi d’Israël et dirigèrent donc contre lui l’attaque la plus violente. Yehoshaphat échappa de justesse à la mort, mais Ahab, malgré son déguisement, fut mortellement blessé (1R 22:2-37 ; 2Ch 18).

Il est probable que ce soit Jéhovah qui fit mourir Ahab par la main d'un archer qui lança sa flèche au hasard vers un ennemis sans savoir qu'il blesserait à mort Ahab.

Le récit de 2 Ch 18 : 18-22 nous donnent une image des esprits céleste en tant que fils fidèle à Dieu qui répondent à la demande de Jéhovah pour duper Ahab. Après s'être consulté, ils nomment l'un d'eux pour exécuter leur proposition que Jéhovah approuve.

Bonjour cher frère,

On voit la fourberie de Ahab, qui lui va se fondre dans la masse des soldats en étant déguisé, tandis qu'il "suggère" habilement à Yehoshaphat de garder ses vêtements voyants !.

Ahab devait se douter de quelque chose pour avoir fait cela !! un espion l'avait peut-être renseigné puisque le récit biblique précise : ( Quant au roi de Syrie, il avait donné ordre aux chefs des chars qui étaient à lui, en disant : “ Vous ne devrez combattre ni petit ni grand, mais uniquement le roi d’Israël. ” (2Ch 18:30)

En effet, c'est certainement Jéhovah qui a guider cet homme : " Or un homme tendit l’arc en son innocence (...)" (2Ch 18:33), puisqu'il contrevenait à l'ordre dicté plus haut !!

Merci d'avoir soulevé ce point.

Frat.

@jean
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Re: 13 déc. Lecture de la Bible : 2 Chroniques 15-19

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